18h30: Mademoiselle Maria K dans Médée de Sénèque en solo, en intégrale (ou presque) (clown)

DU 7 AU 28 JUILLET 2012 _ Relâche le 16 juillet
Durée: 1h30
Tarifs: 16/11/7 €
À partir de 12 ans

Electre du trottoir, Phèdre à l’air libre, Mademoiselle Maria K est une créature hybride : clown ET tragédienne de rue. Elle n’a JAMAIS joué entre quatre murs mais ce soir, elle a forcé la porte d’un théâtre, enfin. Elle y a enfermé le rêve qui lui donne ses pires cauchemars, le rêve pour lequel elle est née, celui pour lequel elle est prête à mourir et sans doute à tuer : jouer Médée de Sénèque en solo, en intégrale (ou presque)…

Mademoiselle Maria K tergiverse, sonde les connaissances mythologiques du public, organise une remise à niveau rapide … D’incidents en accidents va-t-elle oser s’emparer de ce mythe énorme, s’accaparer cette langue de la démesure, se parer de sueur, de larmes et de sang ?

Le monde du Médée de Mademoiselle Maria K c’est du très vieux pas trop mal conservé (Sénèque), de l’éphémère immédiatement oublié (les conversations improvisées de Mademoiselle Maria K), du pensé très loin (cette note d’intention !) et du dit trop vite… De la magie merveilleuse et de la crudité qui gicle, des sons inouïs et des lumières pas trouvées, des gorges déployées et des cœurs trop serrés. Une terre étrange. Et … familière pourtant… à ce qu’on nous dit…

Extraits du livre d’or du spectacle et des courriels des spectateurs

Salut à toi ô Médée. Un moment de pure folie. Enfin un spectacle qui sort des sentiers battus, ici rien de conventionnel, que de l'impertinence et du décalage. Bravo Cécile, je l'aime votre Maria K...
Pascale (Strasbourg)

Maria qu'a tout pété
Maria qu'a époustouflé
Maria qu'a émerveillé!
A Cécile, merci pour cette prouesse théâtrale
A Maria, merci pour cette folie tragique
Gilles (Strasbourg)

La deuxième fois pour moi... et encore un événement! Merci.
Gilles (Obernai)

E POUS TOU FLANT !
Claude (Erstein)

Une sacré audace de faire le clown sur de la tragédie ! Mais en tout cas cela fonctionne à merveille ! Quelle énergie aussi, quelle imagination, c’était impressionnant.
Sylvie (Schirmeck)

J'arrivais perplexe et je repars enchantée. Bravo!
Fabienne (Schirmeck)

Voir MEDEJANTEE et mourir de plaisir
Bill (Grande-Synthe)

Bravo! Tout y est: la tragédie, le CLOWN, la magie, les digressions. Merci beaucoup
Véronique (Obernai)

J’ai vu le « show »… Epaté ! Elle m'épate elle m'épate elle m'épate. Une tite bonne femme qui arrive avec une voix franchement insupportable, mais qui a fédéré son public merveilleusement !
Théophile (trouvé sur un blog)


Mademoiselle Maria K est « Médée » : intrinsèquement clown et tragédienne

« Faut pas s’inquiéter : la tragédie, personne n’y comprend rien. » Elle plaisante, Mademoiselle Maria K. Beaucoup. C’est pourtant à la Médée de Sénèque que le clown s’attaque, à sa façon, à la Verrière, à Lille : en solo, en intégrale (ou presque). Un choix audacieux.  Pas pour son public  « inculte », pour lequel elle rappelle d’emblée, en deux coups de cuillère à pot, « l’épisode d’avant », celui de la Toison d’or et de son « superhéros », Jason, pour poser le contexte. Mais pour elle, qui parvient à jouer – seule ! – tous les personnages (ou presque) de cette tragédie : un Jason frimeur et niais, un Créon boursouflé de suffisance, une savoureuse nourrice à l’accent flamand, le choeur (!) et Médée. Une Médée qui se construit ici au fur et à mesure que le clown, qui pour la première fois se produit dans un théâtre, improvise et réalise son rêve : incarner le mythe. Et comment ! Pas banal le chemin emprunté par celle qui l’incarne. Nez rouge, blonde platine, Cécile Gheerbrant prend le public par la main dès l’entrée du théâtre, s’échauffe avec lui avant de rejoindre la scène, lui donne des clefs pour expliquer sa passion. Une œuvre hybride d’où émerge une Mademoiselle Maria K clown et tragédienne à la fois. Improbable ? Certainement pas. Et le clown et la tragédienne sont à la fois monstres et profondément humains, qui nous font ici comprendre que « la tragédie, c’est nous en grand, en plus beau et en aussi dégueulasse ». # R. M.

© La Voix du Nord, mercredi 8 février 2012 - Tous droits de reproduction réservés

Super Médée

Avec Mademoiselle Maria K dans Médée de Sénèque en solo et en intégrale (ou presque), Cécile Gheerbrant passe le tragique au filtre d'un art clownesque complexe tout autant qu'éclairant. Une interrogation loufoque sur le mythe et le métier de tragédienne.

Entre la rue d'où elle vient et le plateau où elle va, il y a la billetterie et c'est là que Mademoiselle Maria K cueille son public. Trop de femmes - elle ne les aime que de pouvoir. Des hommes aussi, heureusement, et la drôle de tragédienne en profite pour s'imprégner de la « force du mâle ». On rit, et l'on sait déjà que la soirée va décoiffer.

Un époustouflant numéro

Petit cours de mythologie d'abord. C'est fou ce que les spectateurs sont incultes ! Mademoiselle Maria K leur expose le parcours peu banal de Médée, magicienne de son état, amoureuse de Jason -l'homme de la toison d'or -, découpeuse de frère et ébouillanteuse de roi. Excusez du peu...

La voici à Corinthe où le roi Créon envisage de faire épouser sa princesse de fille par Jason. Le fiancé n'y voit rien à redire. Médée ne l'entendra pas ainsi, et « rien ne résiste à une femme outragée »... Cécile Gheerbrant entraîne le spectateur dans un entre-deux où l'effroi se trouve à la fois renforcé et atténué par le rire. Ne cache rien des doutes qui l'assaillent quand les personnages se dérobent. Semble renoncer, quitte le plateau mais revient, reprend son personnage et tous ceux qui vont avec. Créon, gonflé d'importance, une impayable nourrice à l'accent flamand, Jason en play boy inconsistant et rouleur de mécaniques...

L'héroïne, elle, s'énerve crescendo, entre dans des transes électriques et troque son tailleur contre un maillot de super Médée. Elle se saoule de sa propre rage - « il n'est de grande douleur qu'exhibée » - mais se montre rationnelle dans la mise en oeuvre d'une vengeance qui la mène à l'assassinat de ses enfants : logique effrayante, si l'on considère qu'il y a peut-être du Médée en chacun.

Époustouflant numéro, jusqu'en ses défaillances assumées - intelligemment décalé, et de formidable énergie.
Véronique Leblanc,
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 27/02/ 2010 - Tous droits de reproduction réservés

Mademoiselle Maria K en scène ou hors scène, çà ne s'explique pas çà se vit...Laurence Degorre (ASTV)

 

Coproduction : Palais du Littoral de Grande-Synthe, Espace culturel Georges Brassens de Saint Martin Boulogne.

Soutien : Taps Strasbourg, Relais culturel d’Erstein, Le Prato-Lille, Centre culturel de Vendenheim,Ville de Strasbourg, DRAC Alsace, Région Alsace, Conseil Général du Bas-Rhin, Agence culturelle d’Alsace.

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