15h45: Qui a Peur de Virginia Woolf ? (théâtre)

DU 7 AU 28 JUILLET 2012
Durée:1h55
Tarifs:19/13/8 €
À partir de 10 ans

Cette pièce célèbre est un des plus beaux chants d’amour du répertoire mondial. Entre George et Martha cet amour se traduit par une guerre quotidienne sans concessions, sans trêves, sans paix possible. Il n’y a guère que la passion pour leur fils qui puisse parfois accorder ces inusables combattants. Mais, cette nuit-là, face à leurs jeunes invités, vérité et illusion s’entremêlent dans une ronde infernale pour aboutir à un dénouement qui laisse le spectateur pantois.

"Sobriété et fluidité s'invitent dans la mise en scène pour mettre en valeur les acteurs, et quels acteurs ! Ils vous invitent à rencontrer leurs personnages par un petit jeu complexe entre amis d’une rare cruauté, à moins que ce ne soit le fruit du plus bel amour.” Le Dauphiné

" ... Un jeu verbal cruel brise les facades des personnages, leurs blessures et échecs. Les acteurs trés à l’aise dans leur composition, ont restitué avec brio et suspense la progression et l’intensité de la pièce .... ” Nice Matin

On n’a peut-être pas assez dit qu’en dehors du prétexte historique lui-même , l’amour orageux entre George et Martha Washington , Edward Albee avait conçu « Qui a peur de Virginia Woolf » comme une tragédie classique, la règle des trois unités servant d’ailleurs à la progression dramatique:

- Le lieu: un salon de la classe moyenne américaine des années 60 devient le champ clos des passions; passion amoureuse qui unit, déchire et dévore à la folie George, professeur de faculté, et Martha, fille du Président de l’université; passion ambitieuse qui pousse Nick, jeune prof de biologie invité ce soir-là à une espèce de comportement monstrueux.

- Le temps: du soir à l’aube pour mieux faire surgir les ombres d’un univers créé par la fatigue et l’alcool; chacun se livre alors dans sa complexité; et les secrets intimes, avoués, montrent un Nick épousant Honey pour son argent ou un George qui, 23 ans plus tôt, s’est marié par souci de réussite. Mais, chez Albee, nul n’est exempt des petites médiocrités humaines et l’on découvre que c’est pour assurer la succession paternelle que Martha avait, en accord avec son père, jeté son dévolu sur George; et que Honey, elle, cache à son mari, qui la croit stérile, le fait qu’elle ne veut pas d’enfants, quel que soit le prix à payer pour cela.

- L’action: elle aboutit à sacrifier le héros, un enfant, que la parole maternelle voue peu à peu à la dissipation dans les brumes de l’aube new- yorkaise

Mais, résumer Virginia Woolf, c’est aussi mettre en relief une extraordinaire construction en abyme: Nick et Honey sont tour à tour les images réfractées de George et Martha; réalité ou illusion sont les thèmes ouvertement évoqués par les protagonistes et le fils disparu semble paré des plus hautes vertus de... l’imaginaire. Au final, Albee fait dans cette pièce la démonstration magistrale que seul le théâtre dans le théâtre sait rendre compte du côté multiforme de la vie.

Spectacle en coproduction avec la compagnie pourquoi et Métamorph’ Théâtre soutenue par la ville de Cergy, le conseil général du Val d’Oise la ville de Beausoleil, AEFL.

Interprète(s) : Giana Canova, Fabien Duprat, Bruno Ladet, Anne Voutey
Metteur en scène : Bruno Dairou
Chargée de production : Alexandra Wisniewski
Régisseur : Rosaria De Mare

Site internet : www.nouvelleeloise.fr / info@nouvelleeloise.fr

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